Colloques de l'AQS

Colloque de juin 1998 à Rivière-du-Loup

Plus de 350 personnes se sont réunies afin de partager leurs expertises et leurs questionnements afin que la prévention du suicide devienne une réalité.

 

Les actes du colloque sont disponibles. Ces actes réunissent les conférences et les ateliers présentés. C'est donc un document à se procurer. Surveillez la section publications dans notre documentation.

Résumé des ateliers simultanés

Ateliers du jeudi 4 juin | Ateliers du vendredi 5 juin

 

Mercredi, le 3 juin 1998

M1 Atelier de sensibilisation à l'approche familiale dans l'intervention auprès des personnes suicidaires et de leur famille À partir d'interventions en CLSC, présentation d'étude de cas (adolescents, adultes) à l'aide de génogrammes, démontrant l'importance d'une approche familiale intergénérationnelle pour mieux comprendre et intervenir face à la problématique du suicide.

Principaux thèmes abordés :

- Initiation à la lecture d'un génogramme.

- Prévalence de deuils jamais résolus dans la généalogie des familles touchées par le suicide.

- Mécanisme de transmission d'une génération à l'autre des conséquences psychologiques des pertes traumatiques du passé.

- Présentation de l'approche contextuelle intégrant les dimensions psychodynamiques, systémiques ainsi que l'éthique relationnelle dans les rapports entre générations, appliquée à des situations d'intervention et de postvention.Normand D'Aragon, CLSC/CHSLD MRC de l'Islet


M2 Journée de formation à l'animation du vidéo <Le silence qui tue & prévenir le suicide chez les aînés>Il s'agit d'une journée de formation des personnes oeuvrant auprès des aînés et qui joueront le rôle d'animateur lors d'une rencontre de sensibilisation à la problématique du suicide chez les personnes âgées. Les objectifs de la journée de formation sont de sensibiliser les participants à la problématique du suicide chez les aînés et de se perfectionner dans les méthodes d'animation de l'atelier de sensibilisation du suicide chez les aînés. Cette activité de formation et de perfectionnement inclue: le visionnement du vidéo Le silence qui tue; des présentions du guide d'animation qui accompagne le vidéo et du matériel supplémentaire; des discussions sur le déroulement d'une activité de formation de même que des mises en situation et des suggestions pour l'animation des discussions. Charles Pinard, M.A., Suicide-Action Montréal


M3 Comment bâtir un réseau d'aide en milieu fermé Ce thème est basé sur des expériences personnelles en milieu fermé tels les milieux de prostitution, de toxicomanie et celui des Inuits dans le Grand-Nord. L'atelier présente une façon par laquelle on peut développer un réseau d'aide significatif dans des milieux de vie isolés et marginalisés, des réseaux qui sont coupés des ressources conventionnelles. Un réseau d'aide qui commence par la plus petite cellule d'un milieu donné (l'individu) et qui remonte dans l'échelle sociale vers les différents groupes d'appartenance. Cette approche en est une d'infiltration des milieux. Elle permet de faire du dépistage en cours de route et de pouvoir évaluer les forces et les faiblesses du réseau qui va se bâtir. Raymond Viger, Journal de la rue


M4 Le Projet Ariane Le projet Arianne est un projet original et complet d'entraide par les pairs en milieu scolaire. Le projet Arianne est en fonction depuis 1990 et se base sur une revue de littérature pan-canadienne. Il a reçu une mention d'excellence du Ministère de l'Éducation.

Le projet Arianne s'adresse à une clientèle 12-18 ans (secondaires 1 à 5) et comprend les caractéristiques suivantes:- Procédure de recrutement sur réseaux naturels - Formation continue sur 3 ans - Couverture multi-problématiques (toxicomanies, sexualité, violence, suicide etc.) - Service de pairage individuel - Courrier du coeur - Opération famille - Intégration communautaire André Therrien, AQPPCGT


M5 LE COURRIER : une alternative à l'écoute téléphonique Ce projet mis sur pied depuis plusieurs années vise à réduire le nombre d'appels téléphoniques de certains bénéficiaires en offrant une alternative. L'atelier aborde les sujets suivants: - Objectifs du projet Courrier - Règlements internes et lignes directrices - Principes de base - Étapes de la correspondance - Sélection et profil des usagers et des bénévoles - Quelques outils pratiques - Évaluation sommaire du projet Jules-André Simon, Alma Leblanc, Centre de prévention du suicide du Bas-St-Laurent


M6 Collaboration avec les salles d'urgence des centres hospitaliers : un projet pilote Chaque année, des milliers de personnes sont admises dans les salles d'urgence des hôpitaux du Québec à la suite d'une tentative de suicide ou lors de forces idéations suicidaires. Le Centre de prévention du suicide 02 (Saguenay-Lac-Saint-Jean), désireux de voir le milieu hospitalier profiter de sa position stratégique afin de contribuer à la prévention du suicide, a élaboré un mode de collaboration avec celui-ci. Il s'agit d'une procédure qui vise à maximiser la prise en charge, l'orientation et l'utilisation des ressources professionnelles. Grâce à celle-ci, les personnes suicidaires peuvent bénéficier d'une relance téléphonique après avoir reçu leur congé de l'hôpital. Une évaluation conjointe de la démarche, de la clientèle, de la demande et de l'offre de service de l'entente a été réalisée. Les résultats de cette étude seront présentés aux participants. Carol Gravel, Centre de prévention du suicide 02


M7 Où en sommes-nous dans l'implantation de la stratégie québécoise d'action face au suicide? Résumé non disponible, Guy Mercier, MSSS, Santé publique


M8 Les demandes d'aide: Résistance des hommes et stratégies d'intervention L'étude est née de la volonté conjointe des trois organismes: la FOBAST (Fédération des organismes communautaires et bénévoles d'aide et de soutien aux alcooliques et toxicomanes), l'AQS (Association québécoise de la prévention du suicide) et l'ARIHV ( Association des ressources intervenant auprès des hommes violents) regroupés sous le nom de A.I.D.R.A.H. (Action intersectorielle pour le développement et la recherche sur l'aide aux hommes). Ces trois organismes sont confrontés à un problème commun qui est d'intervenir auprès d'une clientèle masculine difficile à rejoindre et qui ne demande pas d'aide. La recherche comprend deux phases. La première réalisée en 1997 décrit la trajectoire des hommes au travers les trois étapes de la demande d'aide, l'utilisation des réseaux naturels et formels d'aide, les attentes des hommes vis-à-vis de la demande d'aide. On y explore, entre autres, l'hypothèse de la socialisation comme inhibiteur de la demande d'aide des hommes. La deuxième phase réalisée en 1998 rend compte de l'expertise des intervenants qui travaillent auprès d'une clientèle difficile à rejoindre. Germain Dulac, Université McGill/École de service social


M9 La prévention du suicide auprès d'une clientèle masculine selon une approche écologique. Cet atelier s'adresse à la délicate question des différences de genre dont il faut tenir compte dans l'intervention et la prévention du suicide. Plusieurs théories et hypothèses tentent d'expliquer l'ampleur du suicide chez les hommes. Cependant, la question fondamentale pour l'intervenant et l'intervenante en prévention du suicide demeure «comment agir et où intervenir en priorité auprès d'une clientèle masculine?» L'approche écologique offre certaines réponses à cette question. Elle suggère d'analyser la problématique du suicide chez les hommes en considérant simultanément l'ensemble des relations entre les personnes et les environnements. De plus, elle propose d'agir en intervenant à tous les niveaux de l'écosystème; au niveau individuel et familial (ontosystème), au niveau du voisinage et de la communauté (microsystème), au niveau des grandes institutions gouvernementales et autres lieux de décisions (exosystème) et même au niveau des valeurs fondamentales qui soutiennent notre société (macrosystème).

Dans cet atelier nous examinerons d'abord des modèles théoriques qui cherchent à expliquer le haut taux de suicide dans la population masculine. Nous traiterons ensuite des avantages et des limites de ces modèles selon les différents systèmes que nous propose le modèle écologique. Nous discuterons enfin avec les participants des pistes d'intervention qu'offre ce modèle tout en considérant le contexte de leurs interventions. Lucie Charbonneau, François Chagnon, CRISE a/s Larechs, UQAM


M10 Un service méconnu et pourtant essentiel: La postvention Les endeuillés n'ont pas tous les mêmes réactions suite au suicide d'un être cher, tant au niveau de leurs besoins d'aide que du type d'aide souhaité. Cet atelier présente les services aux endeuillés tels que développé à Laval.

Dans un premier temps, nous regarderons le deuil suite à un suicide et ses répercussions sur les individus et les milieux (scolaires, travail, etc...). Par la suite, nous aborderons les différents types d'intervention que comprend la postvention. Toutes ces interventions sont importantes, particulièrement à cause du phénomène d'entrainement souvent observé après un décès par suicide. Nous nous retrouvons donc dans une intervention de crise post-traumatique mais également dans une intervention préventive auprès de personnes plus à risques. Ces interventions peuvent être de type individuel, familial, auprès du réseau de la personne décédée et de milieu. Elles comprennent également les groupes pour endeuillés. Enfin, nous verrons comment cela se vit concrètement à Laval à partir de la présentation d'un cas. Danyelle Latreille, Ressource-Suicide de Laval


M11 Thérapie à court terme auprès des personnes suicidaires Résumé non disponible Brigitte Lavoie, Suicide-Action Montréal


M12 La gestion expérientielle La gestion expérientielle est une nouvelle approche dans les domaines de l'intervention et de la prévention qui aborde directement les questions du bonheur et du mal-être humain à travers les expériences de plaisir et de douleur-souffrance. Son objectif est l'atteinte d'un mode de vie optimal qui correspond à un mode de vie favorisant un maximum de plaisir pour un minimum de douleurs et de souffrances tout en tenant compte des limites individuelles. La gestion expérientielle comprend quelques dizaines de principes de gestion de vie devant aider chaque personne à définir et à atteindre son propre mode de vie optimal.

Appliquée depuis plus d'une dizaine d'années dans des domaines comme la toxicomanie, la sexualité et l'éducation, la gestion expérientielle s'est avérée très pertinente comme outil complémentaire dans l'approche des thèmes de la vie et de la mort qu'implique le suicide. André Therrien, AQPPCGT


M13 L'évaluation du risque suicidaire chez l'enfant de 6-12 ans Dans le cadre d'une recherche menée au Centre jeunesse de Québec, un protocole d'évaluation du risque suicidaire a été élaboré pour être utilisé avec des enfants de 6 à 12 ans. Cet outil, administré sous la forme d'une entrevue semi-structurée évalue les aspects suivants:- la maturité du concept de mort- les expériences vécues liées à la mort - les préoccupations de mort - la maturité de concept de suicide - les expériences vécues liées au suicide - les idéations et les comportements suicidaires

Dans cet atelier, les concepts et les dimensions impliqués dans l'évaluation du risque suicidaire chez l'enfant seront abordés. L'instrument d'évaluation sera présenté et illustré d'exemples de cas cliniques ressortant de l'étude. Rachel Bigras, Jocelyne Pronovost, UQAM / LAREHS


M14 Adapter sa pratique à une clientèle "santé mentale" variée Notre pratique en suivi post-crise suicidaire nous a demandé de développer certaines habiletés dont gérer le risque. Comment les adapter à la clientèle ayant un profil de "santé mentale"? C'est une question d'actualité dans un contexte de transformations et de reconfigurations des modes de distributions de services et de virage ambulatoire. Durant cet atelier, il m'apparaît important d'utiliser les habiletés que nous avons développé et de voir comment nous pouvons les bonifier, les adapter plus particulièrement aux personnes ayant des troubles de personnalité. La plupart de ces personnes ont une grande résistance aux changements et la période post-crise suicidaire peut être un moment charnière où la personne est prête à faire une démarche, ne serait-ce que pour diminuer la souffrance qui l'habite. Je vous propose donc un parcours qui vous familiarisera avec cette clientèle, sa facon de penser et de se comporter tout en tentant de dégager certaines pistes d'intervention et les pièges à éviter. Nicole Picard, CLSC Du Marigot


Jeudi, le 4 juin 1998 Retour au haut de la page

J1 atelier-concertation sur la prévention du suicide chez les hommes Plus de 80% des cas de suicide sont des hommes.- Démarche et résultats préliminaires concernant la campagne d'information destinée principalement aux hommes de 20 ans et plus.

- Un plan d'action stratégique comportant 3 volets: * Éducation * Information-formation

* Support

Slogan: «demander de l'aide...... c'est fort!»

- Différents milieux visités

- Divers moyens mis à contribution pour rejoindre les hommes, leurs proches, les ressources professionnelles...

- Venez visualiser le matériel promotionnel et discuter, partager des expériences

- Développer des alliances Laurent Garneau, Centre de prévention du suicide 02


J2 Cahier style photo-roman pour la prévention du suicide

Cet atelier présentera l'ébauche d'un cahier style photo-roman qui s'adressera aux jeunes de 15 à 25 ans.Ce cahier est créé à partir de de l'atelier-spectacle « États denses - Et ta danse?» présenté 60 fois à travers le Québec. 15 jeunes de 15 à 25 ans participeront à l'élaboration du cahier après avoir reçu un atelier en prévention du suicide. Une première ébauche de ce cahier sera testée en tournée à travers le Québec par le biais d'ateliers en prévention du suicide. Des messages d'espoir seront récoltés et insérés dans le cahier.

Lors de la présentation, je parlerai du processus de création alliant la prévention du suicide, lirai des messages d'espoir, montrerai la première ébauche et je demanderai aux gens d'apporter leurs idées pour l'amélioration du cahier afin que ce soit un outil optimal pour la prévention du suicide chez les 15-25 ans. Viviane Doré-Nadeau


J3 La recherche évaluative : où en sommes-nous en la prévention du suicide? L'évaluation de programme est l'ordre du jour en prévention du suicide. Les planificateurs, les intervenants et les bailleurs de fonds veulent de plus en plus mettre en place des recherches évaluatives afin de mieux comprendre les divers processus des programmes. On fait alors référence à l'évaluation normative (évaluation des structures, des processus et de leur impact) ou la recherche évaluative (analyse stratégique, analyse du programme, de sa productivité, de ses effets, de son efficience et de son implantation).

Cet atelier fera connaître les résultats d'une analyse critique des recherches évaluatives sur la prévention du suicide chez les jeunes menées au Canada. Une revue exhaustive des documents écrits révèlent que peu d'expériences sont évaluées et que la majorité d'entre elles proviennent du Québec. Chaque rapport a été analysé grâce à une grille comportant 29 items. Les forces et les faiblesses de ces recherches seront exposées.

Suite à cette présentation, l'auditoire pourra discuter avec les chercheurs de l'opportunité d'utiliser cette grille pour la planification et l'évaluation d'autres programmes. L'on tentera de dégager les conditions nécessaires à son utilisation par les intervenants. Richard Boyer, Centre de recherche et d'intervention sur le suicide et l'euthanasie (CRISE), Jean-Jacques Breton, Henriette Bilodeau, Sylvaine Raymond


J4 Programme néo-brunswickois en prévention du suicide La communication portera sur la description du Programme de prévention du suicide au Nouveau-Brunswick: c'est-à-dire sur la mise en place d'une structure de type partenariat avec un leadership à la fois provincial et régional. On abordera les thèmes suivants : historique, modèles conceptuels et d'intervention, les principes de base retenues pour la prévention du suicide, le but du programme, le plan d'action, l'épidémiologie et les dernières statistiques publiées, les mandats des comités, la description du rôle de quelques partenaires essentiels, etc. Chaque élément sera présenté avec des exemples mais aussi avec les difficultés dépassées ou en cours les concernant.

La division de la santé mentale du Nouveau-Brunswick est le pivot de ce programme et va au cours des prochains mois débuter le processus de concertation interministérielle en vue de signer des protocoles d'accord de promotion, de prévention, d'intervention et de postvention et autres. Nous en détaillerons certains aspects et conclurons sur les nécessités d'engagement tant individuel qu'institutionnel. Gina Girard, Division santé mentale N.B.


J5 Une communauté apprend à gérer un état de crise La MRC de Coaticook a vécu des événements difficiles à la suite des suicides de cinq jeunes d'une même polyvalente et ce, en moins de trois mois.

Une représentante de JEVI vous fera part de son témoignage sur l'expérience vécue par les intervenants de ce milieu. Ceux-ci ont choisi la concertation et l'approche interréseau dans leurs interventions auprès des jeunes et des familles pour obtenir les meilleurs résultats possibles dans le contexte de crise vécue par la population. Joyce Chagnon, JEVI Prévention du suicide chez les jeunes


J6 «On aimerait mieux te voir mort...» ou comment les jeunes qui vivent l'homosexualité sont poussés au suicide..Selon les données dont nous disposons, les jeunes qui vivent l'homosexualité représenteraient au moins le tiers des jeunes suicidaires ou suicidés en Amérique du Nord. Or, ce phénomène est non seulement ignoré mais les problèmes spécifiques qu'affrontent ces jeunes sont généralement passés sous silence, quant ils ne sont pas niés. Mieux connaître la réalité de ces jeunes et mieux intervenir sur les facteurs psychologiques, relationnels ou sociaux susceptibles de les amener à poser un geste fatal ne peut qu'aider à contrer les risques de suicide chez cette population.

Partageant son expérience d'intervenant, de formateur et de chercheur, le conférencier se propose de conscientiser les participants à une réalité méconnue et de les encourager à mieux tenir compte dans leur travail d'éducation, de prévention ou d'intervention du vécu des adolescents et jeunes adultes qui vivent l'homosexualité ou la bisexualité. Michel Dorais, Ph.D, Chercheur consultant (U.Q.A.M.)


J7 Projet comité de prévention suicide à partir d'une expérience vécue. Sous-titre : Comment rejoindre 15 000 personnes sur 40 000 km2. Nous sommes un CLSC en milieu rural et nous constatons depuis plusieurs années l'impact que le suicide peut avoir dans des petites collectivités. Une formation données par Tel-Aide Outaouais et destinée à sensibiliser les aidants naturels de la communauté a mis en évidence leur besoin de support et de formation de façon plus soutenue. Cela a été renforcé par le rôle prédominant du réseau naturel lorsque des suicides sont survenus dans la communauté, mais aussi de façon plus large en terme de dépistage et d'orientation des individus vivant une détresse psychologique. La porte était donc ouverte afin que l'équipe de santé mentale du Pontiac mette sur pied un plan de sensibilisation, de prévention et formation en tenant compte de 4 aspects importants:

A) Rejoindre les personnes clés dans la communauté

B) Donner une formation de base dans le domaine de la relation d'aide à des ressources du milieu

C) Outiller ces gens à intervenir en contexte de suicide (crise-postvention)

D) Adapter la formation aux besoins du milieu en tentant de favoriser la concertation. Nous aimerions partager notre expérience surtout pour les gens en milieu éloigné.

Marc-André Donato, Coordonnateur régional de prévention du suicide de l'Outaouais


J8 Un couteau au coeur de notre humanité Il n'y aurait qu'un seul suicide qu'il nous faudrait tout de même réfléchir sur la mort volontaire. Mais est-ce que la vie des êtres humains est une simple option? Comment penser la mort volontaire dans une société qui banalise la mort? Comment comprendre la souffrance lorsqu'elle n'est qu'un spectacle? Est-il seulement possible d'ouvrir notre monde à la vie, au bonheur, au goût d'être? Que peut désormais la philosophie? Est-elle encore porteuse de sens pour ceux et celles qui restent, ceux et celles qui veulent comprendre la mort volontaire? Qu'est-ce qu'un drame métaphysique? Qu'est-ce qu'une crise existentielle? Marc Chabot, Cégep FX Garneau


J9 Trois outils simples à l'intention des milieux scolaires secondaires Trois outils simples ont été développés par JEVI Prévention du suicide chez les jeunes pour favoriser la mise en place d'activités de promotion de la santé mentale ou de prévention du suicide chez les jeunes dans le milieu scolaire secondaire. Une démonstration des outils suivants sera faite:

* Graffiti... pour la vie

* J'ai vidé mon sac

* Kiosque «Apprendre à s'aimer et à semer l'amour de soi chez les autres» Louise Lévesque, JEVI Prévention du suicide chez les jeunes


J10 Reportages sur le suicide: une question de vie ou de mort? Les reportages sur le suicide ont un impact sur la propagation des comportements suicidaires. Comment les médias influencent-ils les pensées et les actes suicidaires? Que pouvons-nous utiliser de ce que nous savons de l'impact des reportages sur le suicide pour prévenir la répétition de comportements destructeurs? À partir d'un cadre théorique et de données vérifiées scientifiquement, il est possible d'identifier les caractéristiques inhérentes dees reportages qui peuvent avoir un effet incitateur sur les comportements suicidaires et par conséquent, de suggérer des recommandations aux journalistes afin de prévenir la répétition de tels comportements. Hélène Bélanger, Banque de Montréal, Louis Lemay, Suicide-Action Montréal


J11 Signification de la tentative de suicide en terme de contrôle La personne qui fait une tentative de suicide (TDS) est-elle en contrôle ou en perte de contrôle sur sa vie? La réponse à cette question n'est pas évidente. C'est pourquoi, nous avons voulu, à partir des individus qui posent un tel geste, comprendre sa signification. Nous avons atteint notre but en utilisant une méthode de recherche qualitative basée sur la théorie ancrée. Cinq adultes hospitalisés pour une TDS ont été rencontrés, et par leurs récits de vie, lors d'entrevues semi structurées, un processus en 9 étapes a surgi. Bien que ce processus débute par une perte de contrôle dans plusieurs sphères de leur vie, la TDS devient le moyen ultime par lequel les personnes reprennent la maîtrise de leur vie. L'hospitalisation qui en découle est la stratégie utilisée pour prendre le contrôle sur eux-mêmes et leur entourage. Face à ce constat, les interventions visant à aider ces personnes doivent s'inscrire dans le support à leur offrir afin qu'elles trouvent d'autres moyens que le geste suicidaire pour reprendre du contrôle sur eux-mêmes et leur entourage. Thérèse Joly, Association des Hôpitaux du Québec, Francine Gratton, UDM


J12 La semaine de prévention du suicide. Où en sommes-nous après tant d'efforts? L'association québécoise de la prévention du suicide et ses collaborateurs investissent beaucoup d'énergie dans une semaine de prévention annuelle qui, à première vue, semble rentable. Mais comment mesurer la véritable valeur de cet événement et, si possible, comment l'améliorer? L'évaluation actuellement en cours est un processus évolutif qui apportera certaines réponses aux questions posées mais qui devrait aussi amener certains repositionnements. Cette présentation permettra donc de saisir la complexité de la tâche d'évaluation d'une semaine de prévention. Certains résultats de la recherche seront commentés mais dans une approche formative où le but recherché est essentiellement l'amélioration du processus. Un des aspects originaux de la recherche présentée ici est qu'elle allie les méthodes de l'évaluation de programme mais aussi du marketing dit «social» Marc Daigle, Université du Québec/Trois-Rivières, Jacques Brisoux, Sylvaine Raymond, Sébastien Girard


J13 Un adolescent se suicide... comment réagissent ses camarades? Vu l'augmentation des suicides d'adolescent(e)s au Québec, dans une perspective de prévention, nous avons voulu savoir comment des camarades d'un jeune, qui s'est suicidé, perçoivent son geste. Notre but était de comprendre la signification que donnent des adolescent(e)s au suicide d'un copain. Lors d'une étude qualitative (théorie ancrée), nous avons rencontré cinq adolescent(e)s âgés entre 14 et 18 ans qui étaient proches d'un camarade qui s'était suicidé depuis environ un an. Des entrevues non-directives ont été effectuées auprès d'eux. L'analyse des données a été complétée et démontre que, pour ces adolescent(e)s, le suicide de leur camarade est «un geste difficile à comprendre qui les projette dans une quête de sens». À partir du moment où ces adolescent(e)s ont appris le suicide de leur ami, nous aimerions vous présenter les étapes qu'ils ont parcourues au cours de l'année qui a suivi cet événement. Suite à cette étude, nous souhaitons partager nos réflexions, nos inquiétudes et nos suggestions. Lyne Bouchard, Francine Gratton, Université de Montréal


J14 Suicide par armes à feu, que pouvons-nous faire? Dans le contexte de la Stratégie d'actions face au suicide, dont l'une des recommandations est de réduire les risques associées au suicide par armes à feu, le présent atelier vise à explorer, avec les participants, comment il est concrètement possible de contribuer à l'atteinte de cet objectif.

L'animateur présentera, dans un premier temps, les travaux qu'il a réalisés dans le contexte des représentations de l'A.Q.S., dans le cadre du projet de loi sur les armes à feu (C-68). Les analyses statistiques effectuées démontrent que le taux de suicide par arme à feu (Pearson's R=.738p<.001) et le taux total de suicide (Pearson's R=.9162p,.001) augmentent dans les régions du Québec à mesure que la proportion de chasseurs s'accroît.

Dans un second temps, il fera un survol des législations et règlements pouvant contribuer à réduire l'accès aux armes à feu et des activités menées en ce sens. Enfin, l'animateur invitera les participants à s'exprimer sur la question et le rôle que les intervenants en prévention du suicide peuvent jouer dans l'atteinte de cet objectif. Robert Simon, Centre de prévention du suicide 02


J15 Le suicide chez les jeunes hommes toxicomanes; facteurs de risque, prévention et intervention Les troubles reliés aux substances psychoactives sont documentés dans certains cas de suicide. Chez les jeunes hommes, qui consiste en soi en un groupe à risque pour le suicide, la présence de toxicomanies ou de polytoxicomanies n'est pas rare. Par le biais d'études de cas, cette communication se propose d'identifier les facteurs de risque associés au suicide chez les jeunes hommes toxicomanes (facteurs d'attachement, événements de vie, psychopathologies). Ainsi, un cumul de plusieurs facteurs de risque est généralement présent chez les jeunes hommes suicidés qui ont un diagnostic relié aux substances psychoactives. Il est donc important, lorsque l'on travaille en la prévention du suicide, de considérer l'ensemble de ces facteurs afin de bien orienter les actions préventives et les cibles d'interventions. Les facteurs de risques identifiés, et particulièrement, le cumul de ces facteurs permettent de mieux reconnaître les personnes auprès desquelles agir. Tyna Payette, UQAM, département de psychologie


J16 Le cédérom Mauve : Promouvoir la santé mentale pour prévenir le suicide, parce que «vouloir vivre» rime avec «pouvoir être» L'adolescent traverse cette période du développement qui lui permet, pour la première fois de manière explicite, de se distancer de lui-même et du monde dans lequel il vit et de poser «Soi» ainsi que le «Monde» comme enjeux explicites de ses préoccupations: Qui suis-je? Où vais-je? Il doit parvenir à établir un rapport Soi-Monde qui réponde à son vouloir-être pour que s'affirme son vouloir-vivre, son sentiment de contrôle et le sens de son existence. L'approche qui est proposée ici, et qui comprend l'utilisation d'un cédérom interactif fait pour et par des adolescents, en est une d'intégration de la promotion de la santé mentale à la prévention du suicide. Elle cherche à enrichir et à renforcer les processus comme la quête identitaire, d'autonomie, d'accomplissement et d'appartenance au monde. Elle vise aussi l'appropriation d'un éventail d'ouvertures créatrices vers un mieux-être afin de développer chez les individus une plus grande force personnelle, avec comme effet ultime la réduction des conduites suicidaires. Enfin, elle favorise une stabilisation équilibrée du rapport Soi-Monde qui est en gestation durant l'adolescence et qui détermine, pour une partie importante de la vie, le potentiel de résilience des individus. Natacha Joubert, Santé Canada, Jean-Emmanuel Allard, Anouk Lavoie-Orlick


J17 Organisation des services pour la ville de St-Hyacinthe En 95, suite à un suicidé et un pacte de suicide d'une vingtaine de jeune, le milieu Maskoutain s'est rendu compte de la nécessité de se doter de moyens pour bien gérer la crise suicidaire. Une trentaine d'intervenants de différents milieux ayant un intérêt en prévention du suicide se sont réunis pour discuter des besoins du milieu en matière de prévention du suicide.

Pendant deux ans, un comité a travailler à élaborer une stratégie en prévention du suicide pour la ville de St-Hyacinthe et à développer des outils et des protocoles appropriés. Un guide de référence et d'intervention, un protocole de postvention, trois dépliants, un guide de communication avec les médias, voici quelques-uns des outils qui ont été conçus. Nous croyons que, par cette concertation, la ville de St-Hyacinthe possède maintenant les outils nécessaires pour mieux gérer ces situations pénibles. Lors de l'atelier, nous présenterons les étapes qui nous ont permis de réaliser ce précieux projet de concertation Françoise Roy CPS Haute-Yamaska, Yves Petit


J18 Rôle, limites et responsabilité des intervenants bénévoles et professionnels en prévention du suicide Dans cet atelier, il sera question de rôle, de limites (professionnelles, organisationnelles et personnelles) et de responsabilités des intervenants. De la différence entre les bénévoles et les intervenants rémunérés. De l'impact sur«soi» de nos interventions; échec ou succès, compétence, impuissance, formation. De la différence entre sauver et aider, etc. Michel Presseault, Suicide-Action Montréal, Lise Lavoie, CPS de Québec


J19 L'expérience suicidaire: approche clinique de la personne suicidaire La phénoménologie de l'expérience suicidaire ne se laisse pas saisir facilement parce qu'elle oblige le clinicien à approfondir sa propre expérience pour y puiser une compréhension émotionnelle. Ce degré de compréhension est nécessaire pour accompagner certains patients suicidaires dans les profondeurs de ce qu'ils vivent. Une idée suicidaire signifie bien davantage qu'une invitation à mourir. L'approche proposée est un modèle d'intervention comportant trois paliers:

1. L'évaluation sémiologique pour dépister une étiologie organique, pour apprécier le grade de la «suicidalité» et pour rechercher les facteurs de risque du suicide. Ce niveau vise l'élaboration d'un diagnostic différentiel;

2. L'exploration approfondie de la situation concrète actuelle du patient pour chercher à comprendre ce qui fait qu'à ce moment précis de sa vie, cette personne présente des idées suicidaires. Ce niveau met en lumière une problématique individuelle.

3. L'approfondissement i.e. l'analyse des rêves, l'utilisation de contes, mythes et légendes pour saisir la dimension transpersonnelle du problème auquel la personne suicidaire est confrontée.

Le but de la démarche est d'apporter le meilleur éclairage possible sur la situation du patient afin qu'il puisse répondre à la question que l'idée suicidaire lui pose : choisir sa vie ou sa mort volontaire. Daniel Bordeleau m.d., Département de psychiatrie de l'Université de Montréal


J20 Le suicide à l'adolescence. Quelques facteurs et concepts explicatifs La présentation a pour but d'élucider certains facteurs explicatifs du suicide à l'adolescence. L'adolescence est la période de transition où l'enfant débute sa route vers l'âge adulte. Plusieurs facteurs interdépendants interviennent lors de ce stade de développement. Chacun de ces facteurs peut avoir une incidence sur le risque suicidaire et ainsi l'accroître, mais ce sont les combinaisons de facteurs qui amènent ce risque au seuil critique. La présentation abordera quatre groupes de facteurs:

1) les facteurs physique et bio-chimique

2) les facteurs intrapsychiques élaborés d'une part, à partir de l'axe des pulsions et des mécanismes de défense et de l'axe de la séparation-individuation, d'autre part.

3) les interactions familiales et sociales

4) les facteurs médico-psychiatriques: les troubles mentaux, l'usage abusif de substances toxiques, le stress chronique et les mécanismes d'adaptations inadéquats. En conclusion seront dégagées quelques pistes d'intervention à la lumière des facteurs explicatifs identifiés. Kees Maas, Centre d'orientation et de réadaptation de Montréal


J21 Le suicide comme point culminant d'une crise familiale En analysant les événements de vie au cours des douze mois précédant un suicide à l'aide du Life Events and Difficulties Schedule, nous découvrons que la personne suicidaire est fortement affectée par les changements de comportement observés dans son entourage immédiat et qui sont souvent la conséquence de l'évolution de son état de santé mentale. Les personnes suicidaires essaient souvent de réparer un lien avec leurs parents ou leurs enfants et l'échec d'une telle tentative mène rapidement au découragement. Cette présentation illustrera à l'aide de quelques cas la dynamique des derniers mois avant le suicide. Sur la base de ces observations, nous offrirons quelques réflexions sur des moyens à mettre à la disposition des familles pour prévenir le suicide Michel Tousignant, LAREHS/UQAM, Monique Séguin, UQAH, Alain Lesage, Centre de recherche Fernand-Seguin


J22 Prendre soin de soi en intervention Intervenir, c'est s'occuper des autres. À force de donner, que me reste-t-il? Un sentiment d'être siphonné, dépassé ... Cet atelier se veut un temps d'arrêt sur les facteurs qui peuvent nous empêcher de prendre soin de nous en intervention et sur quels moyens à se donner pour contrer ce malaise. Suzanne La Vallée


Vendredi le 5 juin 1998 Retour au haut de la page

V1 Étude des rapports des coroners sur les personnes âgées suicidées de 1992 à 1995 Les personnes âgées sont considérées comme l'un des groupes à risques au Canada (Santé Canada, 1994). Cependant, depuis 15 ans (Charron, 1982), aucune recherche n'a étudié cette problématique d'un point de vue générale au Québec. Cette recherche exploratoire et descriptive présente une cueillette de données recueillies au Bureau du coroner du Québec auprès des suicides de 447 personnes âgées de plus de 65 ans au cours des années 1992 à 1995. Cette communication fournit des informations sur le nombre, les pourcentages et les taux de suicide en fonction des groupes d'âge, du sexe, des statuts matrimoniaux, du lieu physique du décès, de la représentation par région, des tentatives antérieures, des signes précurseurs, des notes d'adieux, des méthodes de suicide, du moment du jour, de la présence de témoin, de la présence de maladies physiques ou mentales, etc. Des comparaisons avec le résultat d'études antérieures seront faites. Charles Pinard,M.A, Suicide-Action Montréal


V1 Le suicide des hommes âgés: comprendre pour mieux intervenir Le suicide chez les aînés au Québec est une réalité préoccupante et troublante et ce, tout particulièrement pour les hommes âgés qui décèdent par suicide dans une proportion de 4 à 5 fois supérieure aux femmes âgées. En 1995, le taux de suicide chez les personnes âgées était de 14,7 par 100 000 habitants; celui des hommes était de 28, tandis que celui des femmes était de 5 (Bureau du Coroner, 1996). Les données obtenues par les études empiriques et cliniques actuellement disponibles permettent de faire des hypothèses intéressantes sur les raisons qui expliqueraient cette différence mais aucune ne peut prétendre expliquer complètement le phénomène du suicide des hommes âgés. Nous passerons d'abord en revue certaines de ces hypothèses: choix des méthodes plus létales par les hommes, mécanismes d'adaptation différents chez les hommes et les femmes âgés, attitude de la population et des professionnels de la santé face au suicide des aînés, etc. Puis nous identifierons certaines pistes d'intervention et de prévention susceptibles de rejoindre les hommes âgés suicidaires. Alain Legault, CRISE / a/s LAREHS-UQAM, Charles Pinard, Suicide-Action Montréal


V1 Un programme de prévention du suicide pour les veufs âgés Les hommes âgés de plus de 65 ans sont un groupe à risque au Québec. On dénombre un taux de suicide de 24/100,000 parmi ces personnes. Ce taux est de 58,9(Pinard, 1997) chez les veufs âgés de plus de 65 ans. Suicide-Action Montréal a créé un programme de prévention du suicide chez cette clientèle. Ce service a permis à plus de 135 veufs de recevoir un soutien individualisé depuis 1991. Cette communication permettra aux participants de connaître le Programme d'accompagnement des veufs. Un historique et certains de de ses volets, comme le recrutement des veufs, la formation des bénévoles et les rencontres d'information pour la population, seront présentés. Un profil des veufs est présenté ainsi qu'une évaluation en trois temps des échelles de deuil (Tessier, 1985), d'anxiété situationnelle (Bergeron & Landry, 1974), de dépression gériatrique (Bourque & Blanchard, 1988) et de bien-être (Reker & Wong, 1984). La présence d'idées suicidaires a été mesurée avant et après le programme. Les résultats démontrent une amélioration de l'état psychologique des veufs pour certaines variables et la diminution des idées suicidaires. Charles Pinard, M.A., Suicide-Action Montréal


V2 Morale - Éthique ou déontologie - Comment parler de déontologie si on ne peut faire la différence entre morale, éthique, déontologie, code d'éthique et code de déontologie? - Peut-on adhérer à un code de déontologie si on ne sait pas à quelles valeurs et légitimation on réfère?

Cet atelier propose de :

- Clarifier les termes

- Aborder la question des valeurs en jeu dans l'intervention auprès de personnes suicidaires

- Réfléchir sur quelques légitimations possibles

- Analyser le vocabulaire utilisé pour désigner la personne suicidaire

- Réfléchir sur les étapes à franchir avant la rédaction finale d'un code de déontologie

Alma Leblanc, Centre de prévention du suicide du Bas-St-Laurent


V3 «Nuit Blanche» C'est pas parce qu'on est vivant qu'on est pas mort! Présentation de la pièce de théâtre «Nuit Blanche» via le vidéo ci-joint. En plus de la présentation des activités hebdomadaires du groupe JAD. Nous voulons partager avec d'autres notre amour des jeunes, ainsi que leur capacité à nous enrichir. Nous voulons aborder les thèmes des ateliers, mais aussi (atelier de 90 minutes) proposer aux participants de s'impliquer activement dans une activité que nous réalisons avec les jeunes du groupe. Quoi de mieux pour aider ces adolescents qui ont besoin de notre amour que d'être en mesure de leur dire que nous avons vécu l'expérience et qu'elle a été positive! Diane Giguère, Groupe JAD, Josée Woods, Marielle Bernard


V4 Prévenir le suicide adolescent à l'époque du virage technologique Cet atelier examine l'impact de la technologie sur la vie quotidienne des jeunes et la façon dont nous, adultes et ainés, les aidons à la gérer. On peut retrouver dans les comportements suicidaires des adolescents les traces des changements sociaux et technologiques qui ont eu lieu au cours des dernières décades. La pénétration des médias par exemple, se répercute de façon insidieuse dans leur vision du monde, leur perception d'eux-même et leur vie quodidienne.

À l'aide d'outils communicationnels, il est possible non seulement de déceler les signes avant-courreurs d'une crise suicidaire mais de récupérer ces messages émis par les jeunes en y réagissant de façon stratégique. En amalgamant une approche pro-active privilégiant la quête d'identité des jeunes et l'utilisation de leur milieu naturel (qui contient souvent beaucoup plus de ressources qu'on pourrait le croire), la prévention passe par la consolidation de leur santé mentale et sociale Anne Marie Carrière, Centre de la jeunesse et de la famille-Batshaw


V5 Évaluation d'un programme de sensibilisation au suicide dans un pénitencier québécois Plusieurs auteurs ont montré que le taux de suicide dans les pénitenciers est de beaucoup supérieur à celui de la population générale. Pour diminuer la prévalence du suicide dans le milieu carcéral, quelques pénitenciers ont instauré des programmes de prévention du suicide pour sensibiliser les détenus à cette problématique. La présente recherche constitue l'une des premières évaluations scientifiques d'un tel programme de prévention du suicide dans un pénitencier québécois. L'étude cherche à mieux comprendre les impacts de ce programme sur les détenus. Tout d'abord, après avoir suivi le programme de prévention, les attitudes des détenus envers le suicide se modifient-elles? Ensuite, dans quelle mesure ce changement affecte-t-il la dynamique suicidaire dans le milieu? Enfin, le programme a-t-il des effets secondaires non prévus au départ? Les résultats de cette étude seront discutés lors de la communication. Marc Daigle, Université du Québec à Trois-Rivières, Sébastien Girard, Robert Raymond


V6 Les personnes analphabètes sont-elles plus à risque de suicide? Les personnes analphabètes sont souvent exclues des enquêtes générales sur la santé. C'est le cas de l'enquête Santé Québec où les données sont recueillies à l'aide de questionnaires auto-administrés. Ainsi, la prévalence de la détresse psychologique sévère, des idéations suicidaires sérieuses et des tentatives de suicide ne sont pas connus pour cette population.

L'étude fut menée auprès d'un échantillon représentatif des personnes analphabètes en processus d'analphabétisation au sein des groupes populaires. Des sections du questionnaire de Santé Québec furent administrées aux répondants, permettant ainsi de comparer la population à l'étude à l'ensemble de la population du Québec et au sous-groupe des personnes faiblement scolarisées et pauvres. Afin de préserver la confidentialité et l'anonymat des réponses des répondants, ceux-ci les marquaient, à l'insu de l'intervieweur, dans un cahier utilisant des pictogrammes.

Les personnes analphabètes en processus d'alphabétisation rapportent sept fois plus de tentatives de suicide au cours de l'année (4,5%) que la population générale du Québec (0,6%) et quatre fois plus que les québécois faiblement scolarisés et pauvres (1,1%). Des résultats seront aussi présentés sur les idées suicidaires sérieuses et la détresse psychologique sévère. Richard Boyer, CRISE et Centre de recherche Fernand-Seguin, Caroline Boucher


V7 Une tournée des stratégies pour aider les personnes endeuillées par suicide : recension d'écrits On sait jusqu'à quel point le taux de suicide québécois est dérangeant. Ainsi, on apprend qu'il est de 31.3 (100,000 hab.) chez les 15-19 ans et de 46 chez les 20-24 ans (MSSSQ,1993). Ce taux est tel que le Ministère de la santé et des services sociaux met en doute la possibilité d'atteindre son objectif de réduire de 15% le nombre de suicides et de tentatives de suicide d'ici l'an 2002 (MSSSQ, 1997). Nous savons aussi que les réactions de deuil des personnes qui ont perdu un proche par suicide peuvent être compliquées. Une telle situation peut les rendre plus vulnérables au suicide que d'autres individus. Il importe donc de se pencher sur les stratégies susceptibles de les aider.

Cette année, grâce à une subvention du Conseil québécois de la recherche sociale, nous avons effectué une recension des écrits pour un projet intitulé «Suicide: secret de famille». Celle-ci a porté entre autres sur les stratégies existantes tant au niveau préventif que de l'intervention et de la postvention.

Nous avons regroupé plusieurs textes provenant des États-Unis, du Québec concernant les programmes offerts aux personnes endeuillées. Dans un but d'enrichissement mutuel, nous aimerions partager ces connaissances avec vous. Myrtha Dominique, Francine Gratton, Université de Montréal


V8 Le développement d'un laboratoire d'étude sur le suicide et le deuil : tout ce que vous avez toujours voulu savoir, mais que vous avez eu peur de demander! Peu de laboratoires font l'étude d'un phénomène comme le suicide. De nombreux problèmes font entrave à une telle entreprise: récurrence du financement, difficultés de recrutement, longueur et minutie de la cueillette des données, l'attrition du groupe à l'étude, etc. Malgré ces difficultés, un tel laboratoire existe au Québec depuis quatre ans. Ce laboratoire regroupe des chercheurs de plusieurs disciplines: biologie, génétique, psychiatrie et psychologie, qui partagent entre eux leurs données de recherche. Nous explorons actuellement des hypothèses allant de l'étiologie des comportements suicidaires à des hypothèses de transmissions intergénérationnelles. Dans le cadre de cette communication, nous présenterons l'organisation de ce laboratoire. Monique Séguin,Ph.D, Université du Québec à Hull, Michel Tousignant,Ph.D, UQAM


V9 Les adolescents suicidaires en Centre jeunesse La prévalence des comportements suicidaires et le taux de décès par suicide n'est pas connue dans la clientèle desservie par les Centres jeunesse. Néanmoins, nous savons que cette problématique touche un nombre important de ces jeunes et en fait une clientèle à haut risque. Les Centres jeunesse ont décidé de se mobiliser et un projet de recherche portant sur le dépistage des adolescents suicidaires a vu le jour dans 12 d'entre eux. Un total de 1,200 adolescents(es) recevant des services de réadaptation ont été évalués pour constituer la population d'étude visée (400 suicidaires et 400 non suicidaires). Les objectifs poursuivis par la recherche visaient à:

a) connaître les principaux facteurs de risque suicidaires propres à la clientèle des centres jeunesse

b) identifier les événements déclencheurs des conduites suicidaires

c) ressortir des indicateurs comportementaux permettant le dépistage

d) expérimenter un protocole d'évaluation du risque suicidaire auprès des adolescents.

La communication présentera les résultats préliminaires de cette étude en regard des objectifs mentionnés précédemment. Jocelyne Pronovost, Université du Québec/Trois-Rivières


V10 Entre la confidence personnelle et le témoignage public. Demande d'aide formelle et vécu de jeunes...Cette étude exploratoire pour le compte du Conseil permanent de la jeunesse se voulait une occasion unique de laisser la parole à 24 jeunes suicidants âgés entre 15 et 29 ans dans 11 régions du Québec. Ces jeunes, rencontrés entre juin 1996 et mai 1997, se sont prononcés sur les trois sujets suivants: (1) sur les circonstances les ayant conduit à commettre un geste contre leur propre personne; (2) sur le recours, le type et l'appréciation des ressources d'aide formelle utilisées avant leur tentative de suicide; et (3) sur leur vécu spécifique tant physique, psychologique, familial, social, occupationnel que cognitif. L'analyse descriptive du matériel recueilli ainsi que l'analyse du contenu manifeste du discours des jeunes sont rapportées et discutées à partir des éléments liés à la dernière tentative de suicide, du lieu de résidence et du sexe des répondants et du contexte des propos exprimés. Les résultats laissent entrevoir chez ces jeunes, un passé lourd, une détresse psychologique encore actuelle, une demande d'aide différente selon le sexe et des opinions variées quant à leur vécu. La conclusion se veut optimiste en décrivant les aspirations centrales de cette jeunesse. Réal Labelle, Département de psychologie (UQTR), Richard Boyer


V11 L'utilisation secondaire des données d'une ligne d'écoute à des fins de surveillance épidémiologique des idéations et des comportements suicidaires Ce projet visait à déterminer le potentiel d'utilisation des données provenant d'une ligne d'écoute d'un centre de prévention du suicide (CPS) à des fins de surveillance épidémiologique des idéations et des comportements suicidaires. Les centres de prévention du suicide recueillent une quantité énorme d'information sur les idéations et les comportements suicidaires par les biais des lignes d'écoute téléphonique. Ces données d'utilisation de service sont recueillies de façon continue et possèdent un potentiel intéressant pour la surveillance épidémiologique de la problématique suicidaire. Ce projet visait à déterminer la disponibilité, la fiabilité, la validité et le potentiel d'utilisation secondaire des informations recueillies auprès des personnes qui font usage de la d'écoute d'un CPS. Gilles Légaré, Direction de la santé publique/RRSSS 01


V12 Évaluation de la détresse psychologique, des idéations et tentatives suicidaires au Québec : 1987-1992 Santé Québec mène à tous les cinq ans une enquête sanitaire afin de suivre l'état de santé de la population. Cette communication présente l'évolution des prévalences de la détresse psychologique sévère, des idées suicidaires et des parasuicides entre 1987 et 1992.

Au cours des cinq années de référence la détresse psychologique a augmenté de 36%, passant d'une prévalence de 19,4% en 1987 à 26,3% en 1992. Chez les femmes, cette augmentation est de 28% alors que, chez les hommes, elle est de 49%. Les jeunes hommes de 15 à 24 ans ont subit une hausse de 71%. Bien que la prévalence des idéations suicidaires et des parasuicides ne semblent pas avoir augmentées, le niveau de détresse psychologique sévère chez les personnes suicidaires a augmenté de 34% soit 59% à 79%. Ces résultats révèlent l'importance de la détresse psychologique sévère dans la population du Québec et suggèrent que l'objectif sanitaire du MSSS de réduire de 15% le niveau de détresse psychologique dans la population n'est pas sur la bonne voie. De plus, les personnes ayant fait une tentative de suicide semblent plus souvent en détresse psychologique sévère que celles de 1987. Richard Boyer, CRISE, Michel Préville, D. St-Laurent, G. Légaré


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