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Le samedi 18 février 2012 aura lieu une Journée sportive au profit de l'Association québécoise de prévention du suicide. L'activité sera tenue au centre multifonctionnel d'Adstock, en Chaudière-Appalaches.
Sous le thème «le suicide n'est pas une option», plusieurs citoyens ont décidé de se mettre en mouvement pour la prévention du suicide. Suite au suicide d'une jeune fille de Thetford-Mines, ils ont senti le besoin d'entreprendre une action concrète pour la prévention du suicide.
Les participants pourront jouer des parties de hockey amicales ou encore encourager les joueurs, de 13h à 18h.
Un souper-buffet avec orchestre est également offert sur réservation au coût de 12$
Information : Richard Poulin 418-335-5789
Voici une lettre que Sophie Lachance a écrite pour son amie qui s'estr enlevée la vie :
« Il y a un an seulement, j'avais une cousine. Aujourd'hui, elle est au ciel, partie vers un monde meilleur, appelez ça comme vous voulez. J'aime bien me l'imaginer auprès de son grand-père, décédé il y a cinq ans déjà, ou encore entourées d'anges... Marie-Êve, 23 ans à peine, était belle comme un coeur, douce comme un agneau et avait la vie devant elle. Toutefois, les épreuves étaient nombreuses les derniers temps de sa vie et son coeur étaient profondément blessé par un chagrin d'amour. Ces circonstances l'ont poussé à commettre le pire, au grand désarroi de sa famille et amis, mais surtout de ses parents qui l'aimaient d'un amour incommensurable.
Les signes étaient pourtant bien là, bien évidents et ses parents tentaient d'aider leur fille unique du mieux qu'ils pouvaient. La peur et la tourmente faisaient partie du quotidien pour mon oncle et ma tante. Après une première tentative, Marie-Êve a dû être hospitalisée où elle a été prise en charge par le département de psychiatrie. Elle est sortie au bout d'une semaine avec un pot de pilules et un numéro de téléphone «en cas d'urgence». mais ses pensées restaient noires et elle n'avait pas de suivi régulier auprès de sa psychiatre. Puis, le temps des fêtes est vite arrivé, accompagné de toute la joie et la frénésie qu'il procure... sauf pour Marie-Êve. Son regard se faisait fuyant, ses beaux yeux évitaient les sourires et les mots demeuraient coincés au fond de sa gorge. Elle a courageusement appelé sa psychiatre le 3 janvier, sentant le besoin de lui confier son désespoir grandissant ; elle a eu droit à son répondeur et aucun retour d'appel. Deux jours plus tard, Marie-Êve n'était plus de ce monde. Je ne cherche pas à mettre la faute sur le système de santé ou sur quiconque, tout ce que je désire c'est dénoncer une situation désolante qui, selon moi, aurait pu être évitée.
En vérité, plusieurs membres de ma famille et moi N'aurions cru possible que cette jeune femme écrive une lettre d'adieu, la dépose à ses pieds et commette l'irréparable... jamais. On le dit souvent, mais rares sont ceux qui comprennent réellement. Nous nous devons d'être à l'écoute et de prendre au sérieux les appels à l'aide des gens en détresse. Nous nous devons de les supporter et de les référer à des professionnels qui eux sont en mesure de les aider. Surtout, nous devons cesser de faire du suicide un sujet tabou. je croyais avoir compris tout cela à l'école secondaire lors des campagnes de sensibilisation d'organismes tels que Prévention Suicide. Lorsque la situation s'est présentée à moi, j'ai honteusement fermé les yeux, croyant que cette phase passerait et que tout reviendrait à la normale, qu'elle vivrait heureuse et aurait beaucoup d'enfants. Après tout, qui n'a jamais eu mal à l'âme à la suite d'une rupture dans la jeune vingtaine? Je me suis trompée. Les « j'aurais dû » et « si seulement j'avais » hantent les esprits de plusieurs lors de tels moments, mais ils ne changent rien à la situation et ne ramènent pas l'être cher perdu. Tout ce que nous pouvons faire, c'est se remémorer de beaux souvenirs et passer le mot : Sachons parler du suicide ouvertement, même si cela est ardu, et soyons à l'écoute.
Un merci tout spécial à Stéphanie Nadeau, grande amie de Marie-Êve, qui a su la supporter lors de ces épreuves, et mes pensées les plus tendres à ma tante Lisa et mon oncle Richard, de merveilleux parents. »
-Sophie Lachance, Boucherville
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