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i Revenir i Documentation i Le Vis-à-vie i Volume 9 i Nº 3 article 5  
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La revue le Vis-à-vie, vol. 9 nº 3, 1999

Le thème de ce numéro est « Suicide et maladie mentale ».

Une question de sens...

Michel Tousignant, Ph.D.
Professeur au département de psychologie, UQAM
Chercheur au CRISE


Les personnes qui se suicident ne sont pas heureuses et présentent des problèmes évidents de santé mentale. Avant de mourir, elles sont aux prises avec des problèmes personnels importants et elles recourent souvent à des traitements. En soi, cela ne devrait pas expliquer la décision de se donner la mort, car une portion importante de l'humanité se retrouve un jour ou l'autre dans de telles conditions. Mais quel est ce "plus" qui fait que certains abdiquent définitivement ? Nul doute que le sentiment de ne plus pouvoir maîtriser la maladie et les événements que celle-ci provoque, conflits maritaux, toxicomanie, dettes de jeu, les ruptures avec les enfants ou les parents, comptent beaucoup. La personne veut aussi épargner à son entourage les malheurs dont elle est à l'origine et elle n'accepte pas que les autres souffrent à cause d'elle. Nul doute qu'elle est hantée par des ruptures qui s'annoncent ou qu'elle est en train d'affronter.

Si la maladie peut être contrée par un traitement, le désespoir exige en contrepartie une solution spirituelle car il s'agit de choisir la vie contre la mort. La question urgente n'est pas celle de la guérison mais plutôt comment redonner un sens à la vie pour permettre d'espérer, malgré la maladie ? Il faut chercher et souhaiter la guérison bien sûr. Mais s'il faut attendre qu'elle advienne pour mener la quête spirituelle, il sera souvent trop tard pour l'espoir. Le mieux, c'est de mener les deux, démarche de guérison et quête spirituelle, en parallèle.

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 (Rév. 30/09/01