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Communiqué de presse

Diffusion : immédiate

L'espoir renaît chez les Atikamekhs

Montréal, le 10 février 2003. – La 13e Semaine nationale de prévention du suicide, axée sur le thème « Disparaître pour toujours ? Jamais de la vie ! », est un événement qui concerne toutes les communautés du Québec, particulièrement les Premières Nations. En effet, les autochtones sont durement touchés par le grave problème du suicide chez les jeunes. « La situation est en train de changer, nous sommes sur la bonne voie et il faut persévérer dans nos efforts », affirme Madame Mélanie Petiquay, porte-parole du Conseil Atikamekh de Manawan. « Nous avons enfin mis en place des moyens de prévention qui sont réellement adaptés à nos besoins. »

Dans Lanaudières, certains Atikamekhs racontent que le premier suicide est survenu dans leur communauté vers 1975 lorsqu’un homme qui travaillait de nuit sur une machine à couper les arbres, souffrait trop de constater, le jour suivant, les dégâts qu’il avait causés à la forêt 1. Cette histoire résume en quelques mots toute la souffrance des peuples autochtones qui furent forcés d’abandonner des croyances et un mode de vie traditionnels. La nation Atikamekh a longtemps affiché un taux de suicide de trois à cinq fois plus élevé que ceux de la province et du Canada tout entier. Cette situation est en train de changer : « Il y a quelques années encore, la plupart des programmes de prévention dont nous disposions étaient calqués sur ceux des grandes villes. Ils ne reflétaient pas nos valeurs. Il fallait donc nous doter de moyens conçus spécifiquements pour répondre à nos besoins – et c’est ce que nous avons fait », précise Mme Petiquay. Au cours des dernières années, plusieurs programmes originaux ont été mis en place et les résultats sont déjà fort encourageants. L’une de ces initiatives est le programme Mikon qui vise, à travers des activités de groupe, à mieux connaître les jeunes Atikamekhs et leurs difficultés. « En sachant ce que vit et pense un jeune, nous sommes en mesure de l’aider à définir sa place dans la communauté. Du même coup, nos activités de groupe nous permettent de déceler des signes de détresse et d’agir rapidement. »

Bien que le programme s’adresse aux personnes de 12 à 35 ans, c’est surtout les 12 à 17 ans qui participent activement au programme Mikon. Plus de 1 000 jeunes participent régulièrement aux activités du programme implanté dans trois communautés Atikamekhs. De l’avis de Madame Petiquay, il ne fait aucun doute que de tels programmes conçus spécialement pour et par des membres des Premières Nations contribuent grandement à prévenir des suicides, en particulier chez les jeunes.

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Source : Nancy Martel, relationniste
Téléphone : (514) 528-5858 / télécopieur : (514) 528-0958
Cellulaire : (514) 774-3092


1 Le suicide en milieu autochtone : un point de vue traditionnaliste, par Charles Coocoo, Vis-à-Vie, Vol. 10, numéro 3, janvier 2001.

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