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28 janvier 2016

Lancement de la Semaine de prévention du suicide

Les milieux de travail doivent contribuer à prévenir le suicide 

Pour la 26e édition de la Semaine nationale de prévention du suicide (31 janvier au 6 février 2016), l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) s’est associée à l’Ordre des psychologues du Québec et à Cascades afin de convaincre les gestionnaires et les travailleurs québécois de jouer un rôle plus actif à l’égard du bien-être psychologique de leurs collègues et de contribuer à prévenir le suicide. L’AQPS a également dévoilé les plus récentes statistiques sur la mortalité par suicide compilées par l’Institut national de santé publique. En 2013, le Québec a enregistré 1 101 suicides, soit trois suicides par jour. Ce triste bilan indique une fois de plus la nécessité d’intensifier nos efforts collectifs pour prévenir ces décès évitables. 

Quoi faire en milieu de travail

« Les hommes âgés de 35 à 64 ans représentent le groupe le plus à risque de suicide au Québec; ceux-ci peuvent être rejoints dans les milieux de travail. Nous constatons que de plus en plus d’employeurs et de travailleurs sont sensibles à la cause et mettent en place des mesures concrètes comme la formation de sentinelles, la postvention, des programmes d’aide aux employés, un mode de gestion plus favorable au partage des difficultés, etc. », a affirmé Jérôme Gaudreault, directeur de l’AQPS. « Mais ils doivent être plus nombreux à s’engager, puisque 35 % à 45 % des absences du lieu de travail sont dues à des problèmes de santé mentale dans les pays dits développés et qu’environ 90 % des personnes décédées par suicide avaient un trouble mental. Ce n’est pas un hasard si nous accordons une attention particulière à la prévention du suicide en milieu de travail, notamment lors de cette Semaine de prévention. N’oublions pas que le travail est une source d’intégration qui fournit un réseau social. Ainsi, des collègues peuvent devenir un filet de sécurité efficace dans les moments de souffrance », a-t-il poursuivi. 

La présidente de l’Ordre des psychologues, la Dre Christine Grou, déplore qu’il existe encore un tabou autour de la santé mentale. « À notre époque où la performance est valorisée, les personnes qui vivent des moments difficiles hésitent beaucoup à en parler dans leur milieu de travail, de peur d’être jugées. Pourtant, le milieu de travail peut exercer une grande influence pour convaincre quelqu’un d’aller consulter un psychologue », a-t-elle affirmé, considérant que la prise en charge rapide est l’un des meilleurs moyens pour prévenir le suicide. « Une personne en détresse psychologique profonde devrait pouvoir s’absenter pour se remettre sur pieds puis revenir au travail sans sentir une pression indue et un regard réprobateur de ses collègues. Le milieu de travail peut devenir un environnement positif, protecteur, et contribuer à réduire les risques qu’un événement tragique ne survienne », a-t-elle conclu.

L’exemple de Cascades 

Alain Lemaire, cofondateur et président exécutif du conseil d’administration de Cascades, s’engage depuis plus de vingt ans pour la cause. « Chaque dirigeant d’entreprise a le devoir de prendre soin de ses employés, d’être à leur écoute et de mettre en place des outils pour veiller à leur santé physique et mentale. La prévention du suicide, c’est la responsabilité de chacun d’entre nous et je souhaite que mes pairs soient attentifs à ce message et qu’ils en parlent autour d’eux. Si plus de gens sont conscientisés et informés, meilleures seront les chances d’aider quelqu’un en situation de détresse. Devenir sentinelle est une option tout indiquée pour celui ou celle qui désire s’investir en prévention du suicide », a mentionné M. Lemaire. 

Entre 2008 et 2015, environ 15 000 sentinelles ont été formées au Québec. Une sentinelle est un citoyen qui est outillé pour reconnaître les signes de détresse, établir un lien avec une personne en souffrance et la diriger vers les ressources d’aide. www.aqps.info/travail

Statistiques de l’INSPQ sur la mortalité par suicide

http://bit.ly/1PBlARH

Documentation complémentaire


L’Association québécoise de prévention du suicide réunit les organisations et les citoyens qui souhaitent voir diminuer significativement le nombre de décès par suicide au Québec.

Coordonnées :
1135, Grande Allée Ouest – bureau 230
Québec (Québec) G1S 1E7

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